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| Aide à la création |
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| Création de l'entreprise |
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| Gestion de l'entreprise |
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Creascopie
Le
nouveau rêve des jeunes diplômés |
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Il
y a peu, sortir diplômé d'une grande école signifiait partir
en chasse d'un bon poste dans une grande entreprise. La
création d'entreprise représentait une trop grande prise
de risque, et on hésitait à y jouer son diplôme. Aujourd'hui,
le schéma n'est plus le même, et les carrières ont l'audace
de se tourner vers une activité qui désormais fascine.
Alors
que la création d'entreprise est longtemps restée l'apanage
des non diplômés (44% des créateurs n'ont pas le Bac, selon
EURO PME), elle attire aujourd'hui également les diplômés
des grandes écoles, qui boudent de plus en plus les grandes
entreprises dont ils ont longtemps rêvé.
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Ainsi,
au sein des Sup de Co et autres ESSEC, une nouvelle tendance
se dessine : les étudiants peu à peu semblent se
détourner de l'audit et du conseil… pour créer leur
propre start-up.
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Certains
d'ailleurs n'attendent même pas d'être diplômés pour se
lancer : à HEC,
on dénombre une vingtaine d'étudiants qui ont créé leur
entreprise depuis le campus de l'école.
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Par ailleurs, sur les cinq prix remis au concours
de création d'entreprise, organisé l'an dernier par
le ministère de l'Education nationale, quatre ont été raflés
par des étudiants issus d'établissements d'enseignement
supérieur, qui affirment ainsi leur intérêt nouveau pour
l'entrepreneuriat.
Et
même les ingénieurs, restés un moment à la traîne dans ce
domaine (selon l'APCE, un seul ingénieur sur seize crée
une entreprise au cours de sa carrière ! ), changent eux
aussi d'optique, alors que les grands groupes auxquels ils
rêvaient jusqu'à maintenant d'appartenir les laissent de
plus en plus souvent sur le carreau à force de restructurations.
La création d'entreprise entre à présent dans leurs projets
d'avenir professionnel.
Des formations sur mesure
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En
réaction, les écoles ont décidé
de mettre les bouchées doubles pour développer des formations
et modules "création d'entreprise", jusqu'alors
parents pauvres des cursus.
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Ces
filières plus ou moins spécialisées se sont développées
dans de nombreux établissements, en particulier dans
les écoles de commerce.
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Ces dernières multiplient les modules spécialisés,
les chaires, les clubs de créateurs, et dans certains cas
des formes précises d'accompagnement à la création.
En
dehors des écoles de commerce, les écoles d'ingénieurs se
démarquent en ce moment en multipliant les initiatives,
que ce soit au sein de l'Ecole
des Mines d'Alès, avec son incubateur technologique,
son centre de transfert de technologies, et son implication
active dans les technopoles de Nîmes et d'Alès, ou encore
à l'Ecole
Centrale de Paris qui a inauguré en septembre 1999 son
module de formation sur la création d'entreprise.
Derniers
bébés des formations à l'entrepreneuriat : les incubateurs
d'entreprises, qui se développent souvent parallèlement
aux formations classiques, et visent à permettre aux jeunes
porteurs de projets de se consacrer à leur réalisation,
à l'abris des soucis matériels.
Ainsi,
Alexis Merowka, étudiant en MBA à l'ESC
Sophia-Antipolis, a vu son projet de société Negoscent,
une place de marché B2B verticale dédiée à l'industrie des
arômes et parfums, retenu par l'incubateur de l'école, qui
vient juste de voir le jour. Il est conscient de cette chance
: "le fait d'avoir gratuitement pendant quelques mois un
bureau avec un téléphone, une table et des chaises, a une
valeur énorme pour un projet qui en est à ses débuts, c'est
en réalité la seule chose dont nous avions besoin".
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Nouvelles,
ces initiatives attirent l'attention. Mais la France reste
encore timide dans ce domaine. Surtout en comparaison
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avec les Etats-Unis. Seuls 3% des jeunes diplômés en France
créent leur activité, selon une étude EM
Lyon et Ernst & Young.
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Pourtant,
les choses changent, et dans certaines écoles, le temps
d'études est même aménagé pour faire place à la création
. Ainsi, à l'école Centrale de Paris , on aménage le temps
de travail des jeunes créateurs, et les encouragements remplacent
les pénalités en cas d'absence.
De nombreuses initiatives voient donc le jour pour encadrer
les projets des jeunes créateurs, lesquels manquent plus
souvent de fonds que d'idées. Les jeunes diplômés sont ainsi
encouragés à se lancer, dans un véritable cercle vertueux
qui pourrait bien faire d'eux les modèles de la création
d'entreprises de demain.
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Véronique MISTYCKI
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Les
initiatives des écoles d'ingénieurs dans le domaine de la
création d'entreprise sont fréquemment rapportées dans les
média. Ce mouvement fait en partie suite au "rapport
sur la formation entrepreneuriale des ingénieurs" au
Secrétariat d'Etat à l'industrie, paru en 1998. Réagissant
à la nécessité de pousser les ingénieurs à entreprendre,
les auteurs estimaient que " l'ingénieur d'aujourd'hui doit
être animé de l'esprit d'entreprendre, qu'il exerce d'ailleurs
ses talents dans le secteur privé ou le secteur public.
Il doit, tout autant et, sans doute plus que les autres,
participer massivement à la création d'activités ".
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