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| Aide à la création |
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| Création de l'entreprise |
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| Gestion de l'entreprise |
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Creascopie
Qui
sont les créateurs ? |
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| Enquête
créateurs - 1ère partie : Une image souvent éloignée
de la réalité
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Qu'on les admire ou pas, qu'ils symbolisent
la réussite ou juste une ambition démesurée,
l'opinion publique a sur les entrepreneurs une opinion bien
arrêtée... et souvent éloignée de la réalité. Enquête en quatre volets, pour y voir plus clair.
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Si l'image qu'on a de l'entrepreneur est
celle d'un homme d'affaire à l'attaché-case et aux
longues dents, on est bien loin de la réalité. Les
créateurs sont en effet aussi nombreux que différents,
du fondateur de start-up à l'exploitant agricole, en passant
par l'artisan carreleur et le chauffeur de taxi, avec des parcours,
des motivations et des moyens très variables. Les secteurs
des services et du commerce regroupés représentent
à eux seuls 77% des créations d'entreprise.
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Bernard Guilleminot est à la tête d'une socié de transports et
travaux publics à Decize, dans la Nièvre. C'est grâce à une succession
qu'il a pu créer cette entreprise, il y a quinze ans. S'il accepte aujourd'hui
de consacrer jusqu'à 70 heures par semaine à cette activité, c'est sa liberté,
le travail en équipe et la fidélité de sa clientèle qui le motivent. La
principale difficulté à surmonter aura été, selon lui, la frilosité des
banquiers. Aujourd'hui, Bernard Guilleminot ne regrette pas un instant ce
parcours professionnel, et en conclut qu'il vaut mieux "ne pas avoir peur
de sacrifier du temps, de l'argent et de l'énergie... surtout
au début !".
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Toute autre est la situation de
Fatima Benioub, à Quimper. Fatima était en effet à la recherche d'un emploi.
Elle décide alors d'ouvrir un restaurant, mais ne trouve pas les fonds
nécessaires pour le faire. Aussi, elle met en place l'astuce suivante :
ses clients lui avancent des sommes d'argent qu'elle leur rembourse ensuite
sous forme de repas. Au fur et à mesure que ces clients en attiraient d'autres,
elle a finalement pu monter son restaurant. Aujourd'hui, la couscousserie de
Fatima est une affaire qui tourne.
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Enfin, Frédéric Casas, 27 ans,
à la tête de, une entreprise de communication à Paris, a encore
un autre parcours. Il a créé sa première société à 21 ans,
avant de la quitter pour faire son service militaire. Aussitôt débarrassé de
cette formalité, il se lance à nouveau en 1997 dans les affaires en créant
Prime Team. Certes, il a dû contacter cinq ou six banques différentes avant
qu'on accepte de lui ouvrir un compte, mais il a aujourd'hui la satisfaction
d'avoir travaillé pour des groupes aussi prestigieux que M6, France 2 ou
Universal. parallèlement à son entreprise, il monte actuellement deux
start-up (dont Bdphilia)... dans le but de les revendre. |
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On pourrait multiplier les
expériences et les profils à l'infini. Preuve de
la multiplicité des parcours. Mais les entrepreneurs ont
tout de même un point commun : ils ont la cote auprès de
l'opinion publique française.
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Le créateur
d'entreprise à la côte
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Le monde des affaires
est régulièrement sous le feu des projecteurs. Parmi
les grands noms qui reviennent souvent, que ce soit ceux des patrons
des plus grandes entreprises, ou des plus grosses fortunes de France,
certains sont tout simplement des entrepreneurs devenus millionnaires.
C'est le cas d'Edouard Leclerc, Bernard Tapie, François Michelin
ou encore François Pinault. |
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Mais si les grands noms
attirent naturellement l'attention, le créateur d'entreprise en général
est également bien vu. Ainsi, le désir de créer est très présent chez les
jeunes de 18-24 ans : 61% de cette catégorie d'âge exprime ce désir.
Entreprendre apparaît donc comme une perspective d'avenir enviable.
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Par ailleurs, lorsque l'opinion
publique est sollicitée pour qualifier l'entrepreneur, le tableau est plus
que flatteur : selon le baromètre de l'IFOP, l'entrepreneur est presque
unanimement dynamique (selon 99% des interviewés), courageux (98%), et
expérimenté (90%). Autant de qualités socialement enviables.
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Les Français
hésitent à se lancer
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Si l'opinion publique estime
le métier d'entrepreneur, elle le regarde pourtant encore
de loin. Les créateurs représentent en effet un statut
atypique, en marge du modèle traditionnel du salariat. 28%
des Français pensent qu'entreprendre exige une bonne dose d'inconscience.
Et 53% d'entre eux affirment même n'avoir "certainement pas envie"
de créer leur propre structure. |
| Avec une timidité d'écolier, nos
compatriotes préfèrent souvent le rôle de spectateur à celui d'acteur.
Les deux tiers d'entre-eux encourageraient l'un de leurs proches dans son
désir de créer une entreprise. En revanche, 68% de ceux qui désirent
entreprendre n'envisagent pas de passer à l'acte avant deux ans. Une façon de
repousser les choses, sans pour autant laisser complètement tomber. Car si
la décision est difficile à prendre, la création d'entreprise reste une
aventure séduisante, et peu regrettent au bout du compte de l'avoir tentée.
Après une période d'angoisse éprouvée au moment de la création chez 30% des
entrepreneurs, c'est finalement l'enthousiasme et la satisfaction qui
prennent le dessus pour la suite du projet.
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Coup de tête ou projet mûrement
réfléchi, 73% des Français pensent que c'est en
partie sur la chance qu'il faut compter... Sans doute une bonne
raison de tenter la sienne.
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Véronique MISTYCKI lundi 06 novembre 2000 |
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Lorsque l'IFOP demande aux
Français qui représente pour eux le meilleur exemple d'entrepreneur,
le groupe de tête des plus cités est constitué d'Edouard Leclerc, loin
devant (45% des citations), puis de Bernard Tapie (12%), François
Michelin (10%) et François Pinault (10%). On comprend qu'Edouard
Leclerc, qui est à l'origine du concept de l'hypermarché et des produits
moins chers, obtienne le plus de crédit auprès de l'opinion publique.
Si l'on découpe ce classement en fonction des catégories
socioprofessionnelles, on constate que c'est François Pinault qui arrive
en tête chez les professions libérales et les cadres supérieurs.
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L'IFOP, encore lui, donne trois
explications à la réticence des Français face à la création pour leur
compte propre: ils ne souhaitent pas monter leur propre affaire parce que
c'est trop risqué (pour 37%), parce que ce n'est simplement pas ce qu'ils
souhaitent pour leur avenir professionnel (24%), ou encore parce qu'ils ne
pensent pas avoir les compétences nécessaires (13%). Mais si la création
d'entreprise est à nouveau d'actualité, c'est que les choses ont peu à peu
changé. Ainsi, beaucoup estiment qu'il est plus facile aujourd'hui de trouver
des financements pour démarrer son projet (84%), que la situation économique
est meilleure (70%), ou encore que les formalités administratives sont
aujourd'hui plus simples.
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"Auriez-vous envie de créer votre propre entreprise ou
de vous mettre à votre compte ?" |
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Ensemble |
15 - 24 ans |
Internautes |
(%) |
(%) |
(%) |
| TOTAL oui |
38 |
62 |
53 |
| Oui, certainement |
19 |
29 |
26 |
| Oui, probablement |
19 |
33 |
27 |
| TOTAL non |
61 |
38 |
47 |
| Non, probablement pas |
21 |
17 |
22 |
| Non, certainement pas |
40 |
21 |
25 |
| Ne se prononcent pas |
1 |
- |
- |
| Total |
100 |
100 |
100 |
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