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| Aide à la création |
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| Création de l'entreprise |
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| Gestion de l'entreprise |
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Creascopie
Qui
sont les créateurs ? |
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| Enquête
créateurs - 2eme partie : le vrai visage du créateur
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Le créateur d'entreprise
fascine, trouble, mais ne laisse pas indifférent. Pourtant, au-delà
de son engagement professionnel, le profil type de l'entrepreneur
est un peu celui de monsieur Tout-le-monde. Rencontre avec un
homme de 37 ans, ayant plus souvent acquis ses compétences au
cours d'une activité professionnelle antérieure que sur les bancs
de l'école.
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De l'utilité
de l'expérience
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Première donnée : les trois
quarts des entrepreneurs sont des hommes. Rien de bien étonnant
quand on sait qu'ils représentent également 70% des cadres. A
noter par ailleurs : la France est l'un des pays développés où
les créatrices d'entreprise sont les moins nombreuses (elles assurent
seulement 30% des créations), alors qu'aux Etats-Unis, les femmes
créent plus d'entreprises que les hommes.
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En ce qui concerne l'âge, on constate que le désir de créer est très vif chez
les plus jeunes : 62% des 15-24 ans expriment leur volonté de monter leur
entreprise, selon les dernières informations recueillies par l'IFOP sur
le sujet. En réalité, plus on se rapproche de la vie active, et plus les
principes de réalité et de sécurité prennent le dessus. Au bout du compte,
l'INSEE établit une moyenne d'âge de 37 ans au moment de la création de
l'entreprise (cf. article Creascopie "Le profil des créateurs d'entreprise évolue").
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Le niveau de formation de
l'entrepreneur est pour sa part assez variable. De fait, le nombre de
diplômes n'est pas forcément proportionnel à l'envie de créer. Selon EURO
PME, 44% des créateurs n'ont pas le BAC, et parmi ceux qui ont poursuivi dans
l'enseignement supérieur, seuls 21% sont allés jusqu'à BAC+5. Un constat légèrement tempéré par les derniers chiffres de l'INSEE, même s'il demeure d'actualité. Cela se confirme
dans les faits si l'on se reporte au parcours étonnant de William Kriegel,
entrepreneur français autodidacte parti en 1984 à la conquête de l'Amérique,
aujourd'hui milliardaire.
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Il est plus significatif de
se pencher sur le parcours professionnel des entrepreneurs. On remarque
immédiatement qu'ils ont en général exercé une activité professionnelle
au préalable (les deux tiers), et pour la plupart dans le secteur privé.
Pas très surprenant quand on sait que le capital de départ est une des clés
du succès des entreprises, et que, pour faire le poids face aux banques,
mieux avoir déjà quelques économies. |
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Il y a aussi un lien entre l'activité
exercée et la décision de créer : 69% des entrepreneurs ont créé leur
entreprise dans le même secteur d'activité que celui dans lequel ils
travaillaient, et seulement 15% des personnes travaillant dans le
secteur public envisagent d'entreprendre. Parmi les salariés, 44%
étaient employés ou ouvriers, et 32% cadres ou agents de maîtrise. Il faut
tout de même savoir que le créateur d'entreprise est un ancien chômeur
dans 35% des cas. Soit plus d'un créateur sur trois.
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Au-delà de l'expérience
professionnelle elle-même, le créateur d'entreprise a déjà bien souvent
établi un réseau de relations sociales, lors du parcours antérieur à la
création de son entreprise. Inutile d'être pudique à ce sujet : près de
la moitié des créateurs considèrent que ces relations privilégiées, en
particulier avec certains clients, ont facilité le démarrage de
leur entreprise.
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Une
affaire de famille ?
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Créer son entreprise : une
affaire de famille ? Une étude EURO PME dresse un tableau étonnamment
précis de l'origine familiale : les entrepreneurs auraient pour
la plupart évolué dans un milieu valorisant l'effort et le travail
plus que le plaisir, un milieu également peu engagé politiquement,
de schéma traditionnel (c'est-à-dire non recomposé) et marqué
par une "forte solidarité".
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Les pères des créateurs sont
pour 36% des travailleurs indépendants, et pas moins d'un dirigeant
sur deux a dans son entourage d'autres entrepreneurs. Toutefois, beaucoup
d'entre eux déclarent que leur cadre familial ne les a pas beaucoup influencés,
et 60% ont en effet vécu leur jeunesse en étant éloignés du milieu de
l'entreprise.
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Autre élément
intéressant : les deux tiers des créateurs d'entreprise vivent en couple.
Selon un sondage IFOP, le conjoint serait d'ailleurs la personne la plus
susceptible d'aider un salarié à créer son entreprise.
Dans la pratique, c'est un créateur sur cinq qui travaille avec un
membre de sa famille. Même lorsque la famille n'est pas directement
impliquée, son opinion est presque toujours sollicitée. Avant de se
lancer, 72% des entrepreneurs ont demandé conseil à leur conjoint,
qui les a soutenu dans 8 cas sur 10. Très peu de personnes se sont donc
lancées contre l'avis de leurs proches.
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Pour finir, les créateurs
sont en général issus d'un milieu familial plutôt urbain, souvent régional
et sédentaire. Au niveau géographique, deux créateurs sur trois s'installent
dans leur commune d'origine, et 63% des entreprises sont créées dans une
commune de moins de 50.000 habitants. Une bonne connaissance du milieu
d'implantation est donc un atout déterminant, d'autant que créer
son entreprise revient souvent à s'établir dans une région à long terme.
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Ce portrait robot de l'entrepreneur
remet à leur place les différents stéréotypes qui existent à son sujet.
Il ne s'agit pourtant là que d'un profil général, qu'il ne faut pas non
plus prendre comme un modèle conduisant à coup sûr au succès de l'entreprise
créée. Quel que soit son profil, on le verra, c'est la motivation du créateur
qui compte avant toute chose.
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Véronique MISTYCKI mardi 07 novembre 2000 |
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Si le soutien des proches est
important, ils ne sont pas toujours membres actifs de l'entreprise une
fois celle-ci créée. D'ailleurs, selon une analyse de Alden G. Lank, fondateur et
président de Family Business Network, "les entreprises familiales le restent
rarement. Des conflits sur la stratégie et la transmission les conduisent
souvent à être vendues ou à disparaître". Conformément à ce qu'il appelle
le "syndrome Dallas", il explique que "les deux tiers voire les trois
quarts des entreprises familiales disparaissent purement et simplement,
ou échappent au contrôle de la famille fondatrice alors même que celle-ci
est encore à la direction des affaires".
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Pour aller plus loin sur la
question des femmes face à la création d'entreprise, on consultera utilement
l'excellent ouvrage publié sur le sujet par Muriel Orhan et Bertrand Ducheneaut,
d'EURO PME, aux Editions Seli Arslan : "Les femmes entrepreneurs en France".
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