Le site de la création d'entreprise Le site de la création d'entreprise
créer et gérer son entreprise en ligne
Creascope, la création d'entreprise en ligne
Le site de la création d'entreprise Le site de la création d'entreprise Le site de la création d'entreprise Le site de la création d'entreprise
Le site de la création d'entreprise
Le site de la création d'entreprise
Creascope, la création d'entreprise en ligne retour à la page d'accueil
Le site de la création d'entreprise
samedi 04 février
 
Accès membres
  Accès membres
Accès membres
 
 
Identifiant
   
Mot de passe
 
Inscription, ici
Aide à la création
  Aide à la création
Aide à la création
   Etapes de votre projet
   Dossiers thématiques
   E-testing
   Contacts utiles
   Lexique
   Panorama des aides
   Etude de nom
   Etudes de marché
Création, reprise et franchise d'entreprise
  Création de l'entreprise
Création d'entreprise
   Formulaires et statuts
   Conseil protection sociale
   Reprises d'entreprise
   Opportunités
   Business plan
Gestion de l'entreprise
  Gestion de l'entreprise
Gestion de l'entreprise
   Conseil assurance
   Création de logo
   Guide fournisseurs
   Liens utiles

 
 
Creascopie
Qui sont les créateurs ?
 
   

Enquête créateurs - 2eme partie : le vrai visage du créateur
Le créateur d'entreprise fascine, trouble, mais ne laisse pas indifférent. Pourtant, au-delà de son engagement professionnel, le profil type de l'entrepreneur est un peu celui de monsieur Tout-le-monde. Rencontre avec un homme de 37 ans, ayant plus souvent acquis ses compétences au cours d'une activité professionnelle antérieure que sur les bancs de l'école.

De l'utilité de l'expérience Une affaire de famille ?

De l'utilité de l'expérience

Première donnée : les trois quarts des entrepreneurs sont des hommes. Rien de bien étonnant quand on sait qu'ils représentent également 70% des cadres. A noter par ailleurs : la France est l'un des pays développés où les créatrices d'entreprise sont les moins nombreuses (elles assurent seulement 30% des créations), alors qu'aux Etats-Unis, les femmes créent plus d'entreprises que les hommes.

En ce qui concerne l'âge, on constate que le désir de créer est très vif chez les plus jeunes : 62% des 15-24 ans expriment leur volonté de monter leur entreprise, selon les dernières informations recueillies par l'IFOP sur le sujet. En réalité, plus on se rapproche de la vie active, et plus les principes de réalité et de sécurité prennent le dessus. Au bout du compte, l'INSEE établit une moyenne d'âge de 37 ans au moment de la création de l'entreprise (cf. article Creascopie "Le profil des créateurs d'entreprise évolue").

Le niveau de formation de l'entrepreneur est pour sa part assez variable. De fait, le nombre de diplômes n'est pas forcément proportionnel à l'envie de créer. Selon EURO PME, 44% des créateurs n'ont pas le BAC, et parmi ceux qui ont poursuivi dans l'enseignement supérieur, seuls 21% sont allés jusqu'à BAC+5. Un constat légèrement tempéré par les derniers chiffres de l'INSEE, même s'il demeure d'actualité. Cela se confirme dans les faits si l'on se reporte au parcours étonnant de William Kriegel, entrepreneur français autodidacte parti en 1984 à la conquête de l'Amérique, aujourd'hui milliardaire.

Il est plus significatif de se pencher sur le parcours professionnel des entrepreneurs. On remarque immédiatement qu'ils ont en général exercé une activité professionnelle au préalable (les deux tiers), et pour la plupart dans le secteur privé. Pas très surprenant quand on sait que le capital de départ est une des clés du succès des entreprises, et que, pour faire le poids face aux banques, mieux avoir déjà quelques économies.

Il y a aussi un lien entre l'activité exercée et la décision de créer : 69% des entrepreneurs ont créé leur entreprise dans le même secteur d'activité que celui dans lequel ils travaillaient, et seulement 15% des personnes travaillant dans le secteur public envisagent d'entreprendre. Parmi les salariés, 44% étaient employés ou ouvriers, et 32% cadres ou agents de maîtrise. Il faut tout de même savoir que le créateur d'entreprise est un ancien chômeur dans 35% des cas. Soit plus d'un créateur sur trois.

Au-delà de l'expérience professionnelle elle-même, le créateur d'entreprise a déjà bien souvent établi un réseau de relations sociales, lors du parcours antérieur à la création de son entreprise. Inutile d'être pudique à ce sujet : près de la moitié des créateurs considèrent que ces relations privilégiées, en particulier avec certains clients, ont facilité le démarrage de leur entreprise.

Une affaire de famille ?

Créer son entreprise : une affaire de famille ? Une étude EURO PME dresse un tableau étonnamment précis de l'origine familiale : les entrepreneurs auraient pour la plupart évolué dans un milieu valorisant l'effort et le travail plus que le plaisir, un milieu également peu engagé politiquement, de schéma traditionnel (c'est-à-dire non recomposé) et marqué par une "forte solidarité".

Les pères des créateurs sont pour 36% des travailleurs indépendants, et pas moins d'un dirigeant sur deux a dans son entourage d'autres entrepreneurs. Toutefois, beaucoup d'entre eux déclarent que leur cadre familial ne les a pas beaucoup influencés, et 60% ont en effet vécu leur jeunesse en étant éloignés du milieu de l'entreprise.

Autre élément intéressant : les deux tiers des créateurs d'entreprise vivent en couple. Selon un sondage IFOP, le conjoint serait d'ailleurs la personne la plus susceptible d'aider un salarié à créer son entreprise. Dans la pratique, c'est un créateur sur cinq qui travaille avec un membre de sa famille. Même lorsque la famille n'est pas directement impliquée, son opinion est presque toujours sollicitée. Avant de se lancer, 72% des entrepreneurs ont demandé conseil à leur conjoint, qui les a soutenu dans 8 cas sur 10. Très peu de personnes se sont donc lancées contre l'avis de leurs proches.

Pour finir, les créateurs sont en général issus d'un milieu familial plutôt urbain, souvent régional et sédentaire. Au niveau géographique, deux créateurs sur trois s'installent dans leur commune d'origine, et 63% des entreprises sont créées dans une commune de moins de 50.000 habitants. Une bonne connaissance du milieu d'implantation est donc un atout déterminant, d'autant que créer son entreprise revient souvent à s'établir dans une région à long terme.

Ce portrait robot de l'entrepreneur remet à leur place les différents stéréotypes qui existent à son sujet. Il ne s'agit pourtant là que d'un profil général, qu'il ne faut pas non plus prendre comme un modèle conduisant à coup sûr au succès de l'entreprise créée. Quel que soit son profil, on le verra, c'est la motivation du créateur qui compte avant toute chose.

Véronique MISTYCKI
mardi 07 novembre 2000
Imprimer cet article       Réagir auprès de la rédaction       Recommander cet article à un ami

Si le soutien des proches est important, ils ne sont pas toujours membres actifs de l'entreprise une fois celle-ci créée. D'ailleurs, selon une analyse de Alden G. Lank, fondateur et président de Family Business Network, "les entreprises familiales le restent rarement. Des conflits sur la stratégie et la transmission les conduisent souvent à être vendues ou à disparaître". Conformément à ce qu'il appelle le "syndrome Dallas", il explique que "les deux tiers voire les trois quarts des entreprises familiales disparaissent purement et simplement, ou échappent au contrôle de la famille fondatrice alors même que celle-ci est encore à la direction des affaires".


Pour aller plus loin sur la question des femmes face à la création d'entreprise, on consultera utilement l'excellent ouvrage publié sur le sujet par Muriel Orhan et Bertrand Ducheneaut, d'EURO PME, aux Editions Seli Arslan : "Les femmes entrepreneurs en France".


A suivre...
3ème partie : "De l'énergie à revendre"

 


visite guidée | S'inscrire | Mon mémo | Plan du site | Contact