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Creascopie
Free-lance : ce qui a changé |
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"Grâce à l'éclosion d'un marché les plaçant au centre de l'activité économique, ces travailleurs indépendants sont sur le point de disposer d'une nouvelle force de frappe", écrivait Creascope au coeur de l'été dernier (cf. Vous avez dit Free-lance ?). Un témoignage montre qu'entre-temps, les choses ont changé...
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Tout s'est écroulé en même temps que les Twin Towers. "J'ai eu du travail en quantité incroyable jusqu'aux attentats du 11 septembre", se souvient Hélène Michau, graphiste freelance depuis quatre ans. Après les attentats, "les appels de clients ont définitivement cessé" : les événements ont "précipité la réactivité protectionniste des entreprises, particulièrement dans le secteur de la communication". Et même si la situation "s'améliore peu à peu" depuis mi-novembre, les perspectives qui se présentent à cette spécialiste en création packaging sont désormais "plutôt dirigées vers l'étranger".
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Recentrage des entreprises
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Les attentats de septembre ont accéléré la récession annoncée depuis un an déjà. "Les entreprises françaises ont restructuré de manière significative leurs effectifs, tablant -prématurément ?- sur une baisse d'activité qui a touché en premier lieu les indépendants", souligne Hélène Michau. "Dans bon nombre d'agences de communication, l'heure n'est plus aux dépenses extérieures (intérim, consultants ou freelances), mais au recentrage sur les forces en présence, quitte à faire dépasser largement comme de coutume les 35 heures hebdomadaires aux salariés...".
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Une forme de désenchantement ? Certainement. "La France n'est décidément pas le lieu rêvé pour cette forme de travail, trop engluée qu'elle est dans la peur panique du chômage", peste l'entrepreneuse, en regrettant que les entreprises aient si brutalement révisé leur jugement "sur la souplesse, la capacité réactive et le gage d'un talent immédiat qu'offraient les freelances".
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Car, même si, en cette fin d'année, certains de ses clients français "révisent à la baisse leur pessimisme des derniers mois", la frilosité demeure. "Je pense qu'il faudra au moins 6 mois maintenant (aux dires de mes clients) avant que les entreprises se relèvent de ce choc économique", estime la graphiste. Qui veut y croire : si "le secteur de la communication est très souvent le premier à souffrir d'une crise économique", il est "le premier à repartir aussi quand la situation s'améliore..."
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Thomas Breival lundi 17 décembre 2001 |
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