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Creascopie
Interview de créateur |
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Les deux créateurs qui témoignent pour CREASCOPE ont fait l’expérience de l’essaimage. En 2003, dans le cadre d’un plan social touchant plusieurs centaines de salariés, leur société propose aux salariés de les accompagner dans un projet de création d’entreprise. Ils témoignent sur leur expérience. |
Creascope : Pourriez-vous nous présenter votre société ? |
Eric Mimoz : : EM2 est une société de conseil en management. Elle intervient auprès de grandes entreprises dans le cadre de développement de nouvelles activités, d’internalisation d’activités existantes et d’optimisation d’activités. Ses clientes sont plutôt de grosses PME et des sociétés internationales. Créée en septembre 2003, elle est située à Paris dans le 5ème arrondissement. Il y a 3 associés dont les compétences sont complémentaires. |
Hervé Genevois : FCI (Formation Conseil Intervention) est une S.A.R.L. créée au 1er juillet 2003. Elle intervient principalement en région parisienne et depuis peu en région lyonnaise. Il s’agit d’une société de formation, de conseil et d’intervention en entreprise. |
Creascope : Quelles ont été les difficultés auxquelles vous avez dues faire face ? |
EM : La première a été de passer du concept à l’existence de l’entreprise. Pour cela, il a fallut faire les bons choix en terme juridique, social et au niveau individuel.
Puis est venu toute la complexité des démarches de création et le délais de réaction des organismes public (pour obtenir un numéro Siret j’ai attendu 7 semaines).
Enfin, je me suis heurté aux choix fiscaux, juridiques et sociaux afin de définir leurs impacts sur le montage global de la société. |
HG : La plus importante a été l’accès à l’information. Au sens général du terme, l’information existe auprès de différents organismes mais le plus difficile est d’y avoir accès, de pouvoir trouver à un instant donné la réponse à la question que l’on se pose.
De plus, dans la phase de création d’entreprise, on doit faire face à un nombre incalculable de choses et une journée ne fait que 24H. |
Creascope : Pourquoi avoir choisi un statut de S.A.R.L. ? |
EM : Même si les 2 autres associés ne sont pas impliqués à 100%, il y avait une volonté de créer ensemble. Je pense que c’est important en tant que créateur d’avoir d’autres partenaires à côté de soi pour les bons et les mauvais moments afin de confronter ses opinions.
Le deuxième élément pris en compte dans le choix de la structure juridique, a été la souplesse de ce statut et son évolutivité, compte tenu du métier et d’une faible intensité capitalistique. |
HG : J’ai voulu dissocier l’aspect privé, de l’aspect professionnel, c’est à dire que je tenais évidemment à protéger le patrimoine, donc cela excluait l’entreprise individuelle.
Du point de vue société, son activité et sa taille ne justifiait bien entendu pas une S.A. ou une S.A.S., ce qui m’a donc amené à me tourner vers la S.A.R.L.
J’ai créé cette société en association avec un ami qui en dirige une autre du même type depuis une vingtaine d’années. Il m’apporte son conseil, son support, son aide et une participation tout à fait minoritaire, quasi symbolique mais c’était important pour moi qu’il soit dans le capital de la société.
Je suis gérant majoritaire avec 90% de la société car je tenais absolument à avoir le pouvoir de décision. |
Creascope : Quel a été pour vous l’intérêt d’un accompagnement ? |
EM : J’avais besoin d’avoir l’avis de spécialistes sur les 3 dimensions dont nous avons parlé précédemment (NDLR : sociale, juridique et fiscale), ainsi qu’au niveau des risques encourus en tant que dirigeant.
L’avantage de travailler avec Creascope a été d’avoir un fil conducteur. Chaque expert est véritablement un spécialiste dans son domaine ce qui ne les empêchaient pas d’échanger entre eux pour me conseiller étant donné qu’une dimension avait des impacts sur l’autre. C’était donc d’abord cette coordination qui était importante.
Ensuite, cela a été vraiment un appui chiffré très tactique et très technique. Ces experts m’ont permis de comparer les différents modes : travailleur salarié ou non salarié ? gérant minoritaire ou majoritaire ?
Ils ont su me donner un coût, à l’euro près, en fonction de ma situation personnelle et de l’impact des différents scénarii possibles. Cela m’a permis de faire des choix basés sur des faits. Par exemple, dans le cadre du bilan social qui a était réalisé, en ce qui me concerne, il y avait des impacts annuels pour l’entreprise qui étaient de l’ordre de plusieurs dizaines de kilos euros en fonction du choix et du statut, cela a été fondamental pour moi d’avoir cette analyse.
En bref, l’intérêt de faire appel à Creascope est que j’ai pu rapidement faire les bons choix et ne plus me poser de questions. J’ai pu consacrer la majeure partie de mon temps au développement du chiffre d’affaires. |
HG : Créer avec les gens de Creascope m’a permis de véritablement tester mon projet au sens large du terme, revoir ma copie lorsque je m’égarais dans des considérations qui n’étaient pas particulièrement pro-active et cela m’a véritablement donné le sentiment que je progressais au fur et à mesure, cela m’a permis de valider mon projet.
Cela m’a permis également de m’apercevoir qu’au niveau trésorerie, recouvrement etc, j’allais directement dans le mur. L’expert comptable m’a aidé à structurer mon projet et de faire de mon business plan quelque chose qui soit solide et crédible, notamment face aux banquiers.
L’aspect couverture sociale que l’on a tendance à mettre de côté et ne pas s’en préoccuper alors qu’il est fondamental, je ne savais absolument pas quel choix prendre, les conseils de l’expert en protection sociale ont été indispensables. |
Propos recueillis par Patrick Bonnet lundi 13 décembre 2004 |
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