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Creascopie
Reprise d’entreprise, Poule aux œufs d’or, ou miroir aux alouettes ? |
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Le marché de la reprise d’entreprise est porté par le nombre croissant des offres. Pour autant, les porteurs de projets doivent être prudents, car la reprise n’est juteuse que si elle se déroule dans de bonnes conditions... |
en 2005, la reprise d'entreprise représentait en France, 40 832 entreprises (sources INSEE) soit environs 13 % des créations d'entreprise en France. Cet intérêt des créateurs pour la reprise s'explique par le fait qu'elle est moins risquée que la création "ex-nihilo". Selon l’Insee, et l’étude « Le rôle économique des repreneurs » (2004), après cinq ans d’exercice, 59 % des entreprises reprises sont encore en activité contre 49 % des entreprises créées. |
C’est pourquoi tout le monde en parle. Pourtant le marché de la reprise d’entreprise reste opaque. Les chiffres manquent et personne ne sait exactement ce qui va se passer au moment du départ en retraite des papys boomers. Quelque 900 000 dirigeants d’entreprise seraient concernés d’ici à quinze ans. Oséo estime à environ 60 000 le nombre annuel de transmissions possibles. Mais toutes ces entreprises ne seront pas à vendre, car parmi elles, sont comptées les transmissions familiales et les ventes aux salariés. |
Il semble que l’offre en PME soit moins importante que l’offre en TPE. Du coup les repreneurs peuvent envisager de racheter plusieurs petites entreprises pour créer leur propre PME. Sur le terrain, l’équation offre-demande n’est pas réglée. Pour faire affaire, le repreneur, comme le cédant, doit s’entourer de conseils : Chambres consulaires, banque, notaire, avocat, prestataire spécialisé. La présence d’un intermédiaire facilite à la fois la recherche d’opportunités, la négociation de la cession et les termes de l’accompagnement. |
Plusieurs méthodes existent pour fixer le montant de la vente. Mais, en réalité, le prix de l’entreprise correspond souvent à celui du marché, c’est-à-dire au prix que le repreneur est prêt à payer. Plus l’entreprise est structurée, plus il est facile d’en estimer la valeur (fonds de commerce, fichier clients, CA). En revanche, l’exercice est complexe pour les TPE, d’autant que l’existence du portefeuille clients n’est liée qu’à la présence du dirigeant. |
L’accompagnement du repreneur par le cédant apparaît donc comme un facteur de succès. Lorsqu’il passe la main en douceur, présente le repreneur à ses partenaires, l’impose à ses salariés et lui ouvre son fichier clients, la reprise s’annonce bien. L’accompagnement peut ainsi durer quelques mois, au cours desquels le cédant forme son successeur sans pour autant empiéter sur son pouvoir. La reprise d’entreprise est ainsi une aventure humaine, les aspects psychologiques et affectifs pèsent lourds dans la balance. |
Véronique Méot lundi 05 février 2007 |
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