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Trajectoire
Libre de droits |
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Fortes de leur souplesse et de leur dynamisme, les start-up spécialisées dans la vente de photographies libres de droits ont décidé de se lancer à l'assaut des traditionnelles banques d'images. Leur créneau : proposer une vente à l'unité et des catalogues sur CD-ROM associés à une utilisation illimitée des images acquises.
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Le monde de l'édition connaît encore mal ce type de diffusion et le public confond les appellations "libre de droit" avec "sans droit d'auteur". En réalité, avec ce nouveau système, l'utilisateur de photos est lié à l'éditeur par un contrat de licence qui donne l'autorisation de les reproduire sans pour autant payer de droits ou de copyright.
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L'acquéreur utilisera donc l'image autant de fois qu'il le souhaite. Quant à l'auteur, il conserve ses droits de propriété, spécifiés dans le contrat de licence. Le procédé est similaire à celui d'un logiciel informatique : une fois acquis, on l'utilise à sa guise. Libre de droits ne signifie donc pas libre de droits d'auteur.
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Ce marché en plein développement s'appuie sur un besoin réel de la part d'agences de pub, de grandes sociétés et d'éditeurs de magazines. Auparavant, ceux-ci subissaient le diktat des banques d'images traditionnelles dans leurs recherches d'illustrations.
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Dans le cadre d'un contrat de licence, ces banques appliquaient en effet une facturation établie en fonction de l'utilisation faite des photographies et de leur fréquence d'exploitation. Avantage de cette formule : l'image, utilisée par une personne à la fois pendant une période déterminée, ne peut être exploitée en même temps par deux entreprises concurrentes ; ce qui permet notamment d'éviter que deux magazines aient, au même moment, les mêmes couvertures.
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50% du chiffre d'affaires
est réalisé grâce à Internet
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"50% du chiffre d'affaires
est réalisé grâce à Internet", explique Emmanuel
Prat, directeur de PR Direct, premier portail français d'images
photographiques et iconographiques libres de droit.
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Grâce à Internet, mais pas sur Internet : la différence est d'importance, dans un milieu où le contact humain reste capital. En effet, si on choisit l'image ou le CD-ROM sur le réseau, c'est par téléphone qu'est effectuée la commande.
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Comparée aux offres des banques d'images traditionnelles, du type Image Bank, la photographie libre de droit n'en souffre pas moins d'une carence en service personnalisé.
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Mal connus des uns (le public) et craint des autres (les acteurs installés), les nouveaux intervenants du marchés sont accusés de tous les maux, dont ceux de proposer des images de médiocre qualité et de se transformer en "fossoyeurs du droit d'auteur".
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Afin de démonter ces préjugés et prouver que son activité "ne relève pas du supermarché", Emmanuel Prat mise sur la pédagogie, ainsi qu'en témoigne la rubrique de questions-réponses disponible sur son site .
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Un enjeu d'autant plus important que, à en croire les professionnels, le potentiel de développement du secteur oscillerait entre 30 et 40% par an. Un potentiel qu'Emmanuel Prat résume d'une phrase : "il y a de la place pour grandir !".
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Les quelques grosses structures existant actuellement sur la place de la photo libre de droits sont d'ailleurs à l'affût de partenariats, que ce soit avec des agences photographiques traditionnelles ou avec d'autres entités, pas forcément directement liées au monde de la photo. Avis aux amateurs. Et aux professionnels.
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Nicolas JACQUIN / Global Photo
vendredi 25 mai 2001 |
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