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Vidéo témoignage
Sésame, ouvre-toi ! |
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C'est envoûté par l'odeur d'encens et la musique d'ailleurs qu'on visite Sharihane, la boutique de costumes et d'accessoires de danse orientale de Malika Medjahed. Avec très peu d'argent et beaucoup de patience, cette jeune femme a créé son commerce, devenu "le passage obligé des passionnés de danse orientale".
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"J'ai toujours rêvé de porter des costumes de danse orientale et je me suis aperçue, en prenant des cours, qu'il était difficile d'en trouver sur Paris". Chômeuse de longue durée, puis rmiste, cette jeune femme de 25 ans s'est lancée, en 1999, dans la création d'une boutique de costumes et d'accessoires dédiée aux amateurs de danse orientale.
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Avec les dernières économies de ses cachets de danseuse, elle a cherché des financements pour créer son entreprise. Epaulée par une personne travaillant dans un "Point chance", elle a monté un dossier, réalisé des études marketing et présenté son projet à des financeurs.
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Mais les résultats se sont fait attendre. Opiniâtre, Mlle Medjahed a fini par obtenir une subvention de Défi jeunes et un prêt de l'ADI. C'est la gratuité d'un local pendant 6 mois qui lui a tenu lieu de sponsor exigé par Défi jeunes.
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Son capital personnel et l'aide qu'elle a obtenue pour démarrer (environ 7.500 euros) n'étaient pas de trop pour ouvrir Sharihane. "Au départ, comme les costumes coûtent très chers, il n'y avait presque rien dans la boutique. J'ai fait mon stock grâce aux danseuses que je connaissais, par le biais du dépôt-vente", explique-t-elle.
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Bénéficier du soutien d'organismes d'Etat a renforcé la crédibilité de la jeune entrepreneuse et lui a permis de bénéficier d'une certaine couverture médiatique. La presse écrite et l'audiovisuelle l'ont beaucoup sollicitée et ont largement contribué à faire connaître sa boutique située dans une petite rue du IIe arrondissement de Paris. Mlle Medjahed ne voit pas cet aspect confidentiel comme un handicap : "ça donne du charme à la boutique ; c'est une petite caverne d'Ali Baba".
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Sharihane n'est pas seulement une boutique de vente et de location de costumes de danse orientale, c'est un lieu fédérateur autour d'une passion : "c'est un espace de rencontre et d'information sur les stages, les spectacles et tout ce qui a trait à la danse orientale à Paris et en province", résume-t-elle.
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Il faut préciser également que, dans ce secteur, c'est le bouche-à-oreille qui fait venir la clientèle. La jeune commerçante s'est efforcée de changer les mentalités des professeurs et des danseurs qui allaient chercher leurs costumes à l'étranger.
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Aujourd'hui, c'est l'inverse : la notoriété de la boutique dépasse largement les frontières, les clients venant des quatre coins du monde pour acheter ou mettre en dépôt des costumes chez Sharihane. Envahie par les parures et les cartons, Malika Medjahed songe déjà très sérieusement à s'installer dans un local plus grand. Un vrai conte de fées !
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Estelle Lesbec / Digipresse mardi 02 avril 2002 |
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